Les Écologistes du Morbihan adressent leurs condoléances les plus sincères à la famille de Mehdi Kessaci, à son frère Amine – adhérent de notre mouvement – ainsi qu’à leurs proches. Son décès tragique résonne douloureusement jusque dans notre département, où les violences liées aux trafics et l’abandon des territoires populaires sont une réalité trop souvent minimisée.

Dans le Morbihan, les quartiers en tension voient progresser les logiques de précarité, de deal de rue et de perte de repères. Les réseaux de trafic s’installent là où les services publics se retirent, où la prévention manque de moyens et où la jeunesse peine à se projeter. Les réponses strictement sécuritaires ont montré leurs limites : elles n’enrayent ni les violences ni l’économie parallèle qui prospère sur l’absence de perspectives.

Nous réaffirmons que la politique actuelle en matière de drogues est un échec et qu’il est temps, dans le Morbihan comme ailleurs, d’adopter une approche cohérente, axée sur la santé publique, le retour des services publics dans les quartiers prioritaires de la ville, le renforcement des moyens d'éducation et de prévention et la justice sociale.

La mort de Mehdi Kessaci ne doit pas être un drame de plus qui s’ajoute à une longue liste. Nous appelons l’État, les collectivités et l’ensemble des forces politiques à engager une transformation profonde de notre approche politique des drogues et des quartiers populaires. Le Morbihan mérite des politiques courageuses, fondées sur le droit à la dignité pour tous et toutes dans des territoires plus sûrs, plus solidaires et plus humains.